10.12.2005
Des traces dans le sable...
Une nuit, un homme fit un rêve. Il rêva qu'il marchait au bord de la mer en compagnie du Seigneur. Sur le fond du ciel, il voyait se dérouler les scènes de sa vie. Il remarquait, dans chaque scène, deux traces parallèles de pas dans le sable. L'une était la sienne; l'autre celle du Seigneur. À la dernière scène, il se retourna pour voir ces empreintes sur la grève. Il s'aperçut alors qu'à divers moments de sa vie, il n'y avait qu'une trace de pas. Et que ces moments de marche solitaire correspondaient aux heures les plus tristes et les plus sombres de sa vie. Intrigué, il dit à son compagnon; "Seigneur, tu m'as assuré de toujours marcher à mes côtés si j'acceptais de me joindre à Toi. Mais je m'aperçois qu'aux périodes les plus dures de ma vie, il n'y a plus qu'une empreinte dans le sable. Pourquoi m'as-tu abandonné au moment où j'avais le plus besoin de Toi?". Le Seigneur se tourne alors vers lui et lui répond: "Mon enfant, mon très cher enfant, tu sais que Je t'aime et que je ne saurais t'abandonner. Il faut que tu comprennes ceci : si tu ne vois qu'une trace de pas aux moments les plus difficiles de ton existence, c'est qu'alors, tout simplement, Je te portais dans mes bras..."
30.11.2005
De la Poésie...
Mignonne, allons voir si la rose
A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
(P. de Ronsard)
24.11.2005
RENCONTRE !
- Nous nous tutoyons ou nous nous vouvoyons?
- Tutoyons-nous; vous vouvoyez souvent?
- Je tutoie comme je vouvoie
- Moi, je me tue à tutoyer, mais tout me voue à vouvoyer
- Vous nous voyez nous vouvoyer?
- Nous voirons; je veux dire, nous verrons
- Tout à fait, toutefois tout nous fait nous tutoyer; d'ailleurs, qui vous vouvoie?
- Mes parents, mais je ne les vois jamais.
- Ainsi, vos vieux vous vouvoient sans vous voir
- Et toi, qui te tutoie?
- Mon oncle, mais seulement chez moi
- Donc, ton tonton te tutoie sous ton toit
- Oui, mais mon neveu ne veut nous vouvoyer
- Et que faites-vous des dames?
- Tutoyons les veuves et vouvoyons les tantes
- Mais ma tante est veuve; elle vouvoie son toutou et tutoie sa voiture
- Vous n'aurez qu'à louvoyer, tantôt la tutoyer, tantôt la vouvoyer
- Et les nouveaux venus, les vouvoierons-nous?
- Je veux voir les nouveaux venus nous vouvoyer. Les nouveaux non vouvoyants se verront renvoyés comme des voyous
- Et les non voyants?
- Les non voyants vouvoieront!
- Même au nouvel an? J'aimerais vous y voir, sous leur nombre les non vouvoyants vont vous noyer
- Au nouvel an, votre dévoué n'envoie de voeux qu'aux vouvoyants non dévoyés.
- Vous vous fourvoyez!
- Je ne me fourvoie pas, monsieur, mais je me fous de vous revoir!
- Alors, allez vous faire voir!
15.11.2005
Le câlin 4 étoiles...
Madame: Allez... S'il te plaît chéri?
Monsieur: Non. Laisse-moi tranquille.
Madame. Allez, ça ne te prendra pas trop de temps.
Monsieur: Après je ne saurai pas me rendormir.
Madame: Mais sans ça, je ne pourrai pas dormir.
Monsieur: Je voudrais bien savoir pourquoi tu penses à des trucs pareils au beau milieu de la nuit?!
Madame: Parce que je suis brûlante!
Monsieur: Toi, tu es chaude au pire moment, vraiment.
Madame: Si tu m'aimais, je ne devrais pas avoir à insister comme maintenant pour que tu le fasses
Monsieur: Si tu m'aimais MOI, tu aurais plus de considération pour moi.
Madame: Alors tu ne m'aimes plus.
Monsieur: Mais si je t'aime, mais laisse tomber ça pour cette nuit, OK.
Madame: (sanglots)
Monsieur: (Aaarrghh-soupirs) D'accord, je vais le faire, tu as gagné.
Madame: Qu'est-ce qui se passe chéri? Tu as besoin d'éclairage?
Monsieur: Je ne trouve pas...
Madame: Ben vas-y à tâtons, tu vas quand même bien y arriver.
Monsieur: Ça y est, voila. J'y suis. Alors, heureuse?
Madame: Ahhhh, enfin, OUI, comme ça fait du bien!
Monsieur: Bon, la prochaine fois que tu voudras dormir la fenêtre ouverte, t'iras l'ouvrir toi
11.11.2005
Les Saisons de l'Amour
Le message d'un jeune couple d'amoureux qui fêtent leur première année et poster chez notre ami khanouff, m'a rappelé ce beau texte :
Le printemps de l'amour est tout simplement magique parce que chaque journée est faite de découvertes et de nouveautés.
L'été de l'amour est chaud et éclatant comme le soleil. C'est une période dorée, marquée par la complicité et les rêves partagés...
L'automne de l'amour est tendre; c'est un moment paisible où les amoureux récoltent le fruit du bonheur qu'ils ont semé...
L'hiver de l'amour est beau et touchant comme peuvent l'être tous les souvenirs d'un amour dont c'est le perpétuel printemps.
09.11.2005
PAUSE
L'INSTANT D'UNE PAUSE
L’instant d'une pause
Le bonheur est fait de rien
Et de mille petites choses
De se lever le matin
Sans plus en chercher la cause
De savoir que le chemin
Parfois peut-être morose
Et dans un sourire malin
Être prêt pour une pause
Il y a des jours où tous est gris
Et où l'on ne voudrait rien voir
Et puis, il y a notre coeur aussi
Qui nous conduit jusqu'au soir
Il y a cette solitude intense
Qui existe et qui est là
C'est dans ces moments je pense
Que je peux rêver de toi
À chercher, à tout comprendre
Je me demande si je verrais
Un jour les fleurs en décembre
Et la neige en été
Sur le site de mon coeur
Il y a tant de va-et-vient
Et j'en ressent la douleur
De la nuit jusqu'au matin
Le bonheur est fait de rien
Et de mille petites choses
D'avoir ta main dans ma main
L'instant seulement d'une pause.
02.11.2005
Bonne Fête!
Ramadan prépare ses bagages et voilà que l'aïde pointe son nez, à peine quelques heures nous séparent de cette joyeuse fête, surtout pour les enfants :))
j'en profite pour vous souhaiter, à tous et à toutes, une bonne fête, toute en ayant une petite pensée à ceux qui son contraints de vivre cet événement loin de leurs familles, aïdkom mabrouk et snine dayma à vous et à toutes vos familles, inchallah kol 3am ou entouma 7aïne bi alef khir!
aïd mabrouk aussi et en particulier à kam, nostra, , khanouff, mabrouka, adib, manichéen, chikita, dicentra, El ninio, trouble...
sans oublier biensure mes amis (e) maghrébins : Mchicha, Slix, Selwa...
j'espère n'avoir oublier personne :))
27.10.2005
La relativité
«Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité.»
(A. Einstein)
17.10.2005
Anagramme
A. Rimbaud: Ami du bar.
Albert Camus: Scat blâmeur.
Albert Cohen: Tranche lobe. La broche en T. Le broc hanté
Alphonse Daudet: tondeuse d’Alpha.
André Gide: Edgar dîne
Beaumarchais: Chaume-rabais. Sabir chameau!
Blaise Pascal: Las! Si capable. Câble pas sali.
Charles Baudelaire: Le réchaud, la braise.
Chateaubriand: Beau chat radin
Denis Diderot: rôtis de dinde.
Emile Zola: La Zoé lime. Zoé la Lime.
François Villon: Lis, franc violon!
George Sand: Garde songe. Orge d’anges. Ogre de sang. Gorge danse.
Georges Bataille: Ô Gag! Elle te brisa.
Georges Perec: Gorge se perce.
Gustave Flaubert: t: Gut! Le brave Faust.
Jacques Prévert: P.S.: Vert, je craque!
Jean Cocteau: Jaune et coca (Nue, j’ôte caca).
Jules Vallés: L’jus les lave.
Jules Verne: L’jus énerve.
Lamartine: L’art m’a nié. Art nie mal! Anime l’art. L’art animé. L’âne trima. Net amiral. L’antre ami. L’anti rame.
Marcel Proust: Corme sur plat. Plat morse cru!
Michel de Montaigne: Déniche-t-il mon mage?
Michel Tournier: Il retourne miche.
Octave Mirbeau: Va, corbeau mité!
Paul Eluard: Epaulard lu.
Paul Valéry: Y’a le pur val.
Paul Verlaine: Nu, il rêva pâle.
Pierre Corneille: Pire, il le recorne!
Pierre Loti: L’ortie? Pire!
Platon: Ton pal.
Prosper Mérimée: Rimer me prépose. Me reposer, primé.
Rabelais: Le rabais. Lis arabe.
René Crevel: Cerne le ver. Lerne, crève!
René Daumal: La dame rune. Lune de Rama. Lune à drame.
René Descartes: Cendres tarées.
Socrate:. Ta Corse. Toc rasé. Trac osé. Rate soc. Soc taré.
Victor Hugo: Ugh! Roc voit.
Virgile: Il givre.
Voltaire: L’air vote.
06.10.2005
Poésie encore et encore
Une allée du Luxembourg
Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau :
A la main une fleur qui brille,
A la bouche un refrain nouveau.C'est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D'un seul regard l'éclaircirait !Mais non, ma jeunesse est finie...
Adieu, doux rayon qui m'as lui,
Parfum, jeune fille, harmonie...
Le bonheur passait, il a fui !
Gérard de Nerval (Odelettes)


