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29.07.2006

le Temps d'une pause

Tellement de bruit, tellement d'images
Allant du vacarme au carnage
Paraît que tout ce qu'on nous propose
Nous rapprocherait d'avantage
On s'entretue, on se saccage
On a la haine, on a la rage
Si d'petre libre en est la cause
Les cages rendent encore plus sauvage
Pause...

La vie pourrait être belle
Autrement, autre chose
Si on prenait le temps, de temps en temps
De faire une pause...
Dans le peu d'amour qui reste
Comme les gerbes qu'on dépose
Juste se donner la peine
De faire le geste
De faire une pause
Même si ça change pas grand chose

Tellement de force et de courage
Que l'on étouffe, qu'on endommage
Le peu de temps dont on dispose
Autant pas gâcher le voyage
Mon amour emmène-moi ailleurs
Où être heureux ne fait pas peur
Laissons derrière nous porte close
Et l'inutile en la demeure
Pause...

La vie pourrait être belle
Autrement, autre chose
Si l'on prenait le temps, de temps en temps
De faire une pause...
Dans le peu d'amour qui reste
Comme les gerbes qu'on dépose
Juste se donner la peine
De faire le geste
De faire une pause
Dans le peu d'amour qui reste
Comme une gerbe qu'on dépose
Juste se donner la peine
De faire le geste
De faire une pause
Même si ça change pas grand chose
(Pablo Villafranca)

le temps d'une pause ou le temps d'un congé tout simplement, en verra si les choses vont changer ! j'espère vous retrouver dans qql semaines ...

17.07.2006

Bêtise de la guerre

Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile,
Berceuse du chaos où le néant oscille,
Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons,
Toute pleine du bruit furieux des clairons,
Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie,
Hideuse, entraîne l'homme en cette ivrognerie,
Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit,
Où flotte une clarté plus noire que la nuit,
Folle immense, de vent et de foudres armée,
A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée,
Si tes écroulements reconstruisent le mal,
Si pour le bestial tu chasses l'animal,
Si tu ne sais, dans l'ombre où ton hasard se vautre,
Défaire un empereur que pour en faire un autre ?
(V. Hugo)


à nos compatriotes au Liban, pour leur dire qu'on pense à eux, courage les amis ...

11.07.2006

Tristesses de la Lune

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Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d'une main distraite et légère caresse
Avant de s'endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l'azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,
Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.
(C. Baudelaire)

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