« 2005-12 | Page d'accueil
| 2006-02 »
18.01.2006
Le Lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !
(A. de Lamartine)
13.01.2006
Tricote de ton mieux!
Dieu nous donne la laine et les aiguilles.
Il nous dit: "Tricote de ton mieux, une maille à la fois".
Une maille est une journée sur l'aiguille du temps.
Dans un mois, 30 ou 31 mailles.
Dans dix ans 3650 mailles.
Quelques unes sont à l'endroit; d'autres sont à l'envers.
Il y aussi des mailles échappées; mais, on peut les reprendre.
Que de mailles manquées!
La laine que Dieu m'a donnée, pour tricoter ma vie,
Est de toutes les couleurs.
Rose comme mes joies;
Noire comme mes peines;
Grise comme mes doutes;
Verte comme mes espérances;
Rouge comme mes affections;
Bleue comme mes désirs;
Blanche comme don total à celui que j'aime.
Seigneur, donne-moi le courage
De terminer mon tricot
Afin que Tu le trouves digne
De l'exposition éternelle des travaux des hommes.
09.01.2006
3idkom Mabrouk
أسأل الله لكم في هذا اليوم
حسنات تتكاثر
وذنوب تتناثر
وهموم تتطاير
وأو يجعل بسمبتكم سعادة
وصمتكم عبادة
وخاتمتكم شهادة
ورزقكم في زيادة
وبكل زخة مطر
وبعدد من حجّ واعتمر
أهنؤكم بقوم العيد
قبل كل البشر
Bonne fête à tous et à toutes, inchalah 3idkom mabrouk et senine dayma...
je ne peux pas m'empêcher d'avoir une pensée à tous les hajijs qui ont péri dans le dernier accident à la Mèque, que Dieu les acceuille dans son éternel paradis et avec sa plus grande méséricorde, que leurs âmes reposent en paix...
et un prompt rétablissement à tous les bléssés, j'espère qu'ils rentreront chez eux en bonne santé
05.01.2006
Rendre les gens heureux!

Ce que j'aimerais pouvoir exaucer les vœux,
De tous les gens pour qu'ils soient heureux.
De la nourriture et des vêtements,
Pour ceux qui n'ont pas d'argent,
Des médicaments pour guérir toutes les maladies,
Plus personnes ne souffriraient dans aucun pays.
Que la paix existe sur la terre,
Qu'il n'y est plus jamais de guerre.
Dans le cœur des gens, je mettrais de l'amitié et de l'amour,
Avec cela, tout le monde serait heureux pour toujours.
Mais n'étant qu'un être humain bien ordinaire,
Tout cela je ne peux le faire,
Alors je ne peux que vous suggérer,
D'essayer d'être heureux avec ce que vous avez.


